
Festiphoto 2025 : Quand l’art et la nature se rencontrent à Rambouillet
📸 🦉 🌿 Festiphoto 2025 : Quand l’art et la nature se rencontrent à Rambouillet
À Rambouillet, la Bergerie Nationale a vibré trois jours durant au rythme du Festiphoto, un festival unique mêlant art, nature et photographie. Photographe amateur ou curieux de passage, chacun a pu découvrir des images saisissantes, fruits de la patience et de la passion de photographes venus du monde entier. Rencontre avec Daniel Vigears, bénévole et ancien président de l’événement.
« De particulier, je dirais qu’il n’y a pas forcément de choses très particulières. La seule, c’est le cadre magnifique de la Bergerie nationale, qui nous offre des espaces d’exposition formidables. »
Avec simplicité et un brin d’humour, Daniel Vigears revient sur la naissance du festival. « Tout est parti d’une exposition de club photo à Saint-Hilarion. On avait invité quelques collègues passionnés de photo animalière, et le public a répondu présent. Les photographes disaient : “il faut qu’on fasse quelque chose de plus important”. Alors on s’est lancés… »
De fil en aiguille, ce qui n’était qu’une exposition locale est devenu un rendez-vous international. Rambouillet, avec son patrimoine historique et naturel, est aujourd’hui au cœur d’un rayonnement qui dépasse largement les frontières françaises.
« C’est la réputation sérieuse du festival qui attire les photographes. Et puis, Rambouillet reste un “phénomène” à part, connu bien au-delà de la région. »
🔹 Quand la photo devient sensibilisation
Pour Daniel Vigears, la force du Festiphoto réside dans sa capacité à émerveiller et éveiller les consciences : « La photo animalière, ce n’est pas seulement du documentaire. C’est une rencontre avec l’intimité de la nature. Voir une chouette passer dans un trou de 12 centimètres à une vitesse phénoménale, c’est extraordinaire. Et une photo peut transmettre cela. »
Ce pouvoir d’émotion se retrouve dans la réaction du public. « Sur 1 200 clichés exposés, chacun aura son moment magique. Une photo qui fait tilt, qui touche profondément. C’est ce plaisir-là qu’on aime partager. »
🔹 Une organisation digne d’une petite entreprise
Le Festiphoto repose sur une véritable armée de bénévoles. « On a 14 groupes de travail, près de 200 bénévoles. Chauffeurs, graphistes, décorateurs, cantinières… chacun apporte sa pierre. Et certains ne comptent pas leurs heures, du petit-déjeuner des photographes aux derniers rangements tard dans la nuit. »
La fidélité de l’équipe force l’admiration : « Depuis plus de dix ans, nous avons très peu de turnover. Les gens restent, s’investissent, et c’est ça qui rend ce festival possible. »
🔹 Défis et coups de cœur
Chaque édition apporte son lot de défis logistiques : manque d’espaces, météo capricieuse, recherche de matériel. Mais les temps forts effacent vite ces tracas. Cette année, Daniel Vigears retient notamment l’extraordinaire participation de jeunes talents : « Un garçon de 12 ans a participé au concours et a bluffé tout le monde. C’est ça aussi, Festiphoto : donner la chance à la nouvelle génération. »
Autre coup de cœur, une exposition immersive plongée dans le noir, où seules les images éclairées semblent suspendues dans l’espace. « Il faut venir le vivre pour ressentir cette ambiance. »
🔹 Un bilan en demi-teinte, mais plein d’espoir
Si la météo capricieuse a un peu freiné la fréquentation du début, l’énergie du dernier jour a ravivé l’enthousiasme. « Un festival ne vit que grâce à ses visiteurs. Aujourd’hui, le soleil est revenu et l’ambiance est incroyable. On espère que ce dynamisme se prolongera. »
Et au moment de conclure, Daniel Vigears insiste sur l’essentiel : la beauté des rencontres et la force de l’engagement collectif. « Ce festival, c’est un grand moment de bonheur. Un trésor partagé entre passionnés, bénévoles et public. »
Article de Virginie Allaghen pour Grand Sud-Ouest Parisien News
Crédit photo : Virginie Allaghen
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