
Golf de Rochefort : comment survivre quand les adhérents désertent
⛳🏃♂️💨 Golf de Rochefort : comment survivre quand les adhérents désertent
Après quatre ans à la présidence de l’AS du golf de Rochefort-en-Yvelines, Jacques Cinquin fait face à un défi de taille : une chute de 20 % des adhésions en un an. Entre compétiteurs exigeants et golfeurs du dimanche, il tente de maintenir le navire à flot.
🔹 Un président par défaut devenu stratège
Jacques Cinquin n’avait pas prévu de diriger quoi que ce soit. « J’avais besoin d’un club pour jouer après avoir arrêté de travailler. Rien de plus », confie-t-il. Arrivé à Rochefort il y a six ans, il reprend la présidence presque par accident, faute de candidats. Aujourd’hui, c’est lui qui doit gérer une crise qui touche tout le golf associatif français.
Sa découverte du golf ? Un hasard adolescent, lors d’un échange linguistique en Irlande. « Mon correspondant jouait. L’environnement m’a plu immédiatement », se souvient-il. Le virus ne l’a plus quitté.
🔹 Le grand écart : champions contre joueurs du dimanche
L’équation est simple sur le papier, complexe dans les faits : comment faire cohabiter 30 à 40 compétiteurs engagés dans des championnats avec 160 golfeurs loisirs qui viennent surtout pour passer un bon moment ?
« Si on ne s’adresse qu’aux compétiteurs, on va droit dans le mur », tranche Jacques Cinquin. Le problème ? Certains joueurs confirmés montrent peu de tolérance envers les débutants. « Il y a un vrai travail de pédagogie à faire sur le respect mutuel », reconnaît-il.
L’association multiplie les formats hybrides : compétitions-animations, Coupe du Président, fête annuelle. Mais le fossé reste difficile à combler.
🔹 2025 : l’année de tous les dangers
Les chiffres sont brutaux : après plusieurs années de croissance, l’AS de Rochefort a perdu plus de 20 % de ses adhérents en 2025. Une hémorragie qui s’explique par plusieurs facteurs.
« Les gens sont plus volatiles », analyse le président. « Ils jouent au green-fee, adhèrent à des associations sans terrain et se déplacent de golf en golf. » Le vieillissement des membres et les déménagements aggravent la tendance.
Cette baisse reflète-t-elle une crise plus large du golf associatif en France ? Jacques Cinquin n’a pas de chiffres nationaux sous la main, mais observe la même fragilité dans d’autres clubs de la région.
🔹 La réponse : animations, réductions… et sponsors
Face à la crise, l’association joue sur tous les tableaux : réductions tarifaires, animations mensuelles, sorties et voyages. Jacques Cinquin mise particulièrement sur la commission loisirs qu’il a créée : « C’est un chantier de longue haleine, mais essentiel. »
Sur le plan sportif, les résultats restent corrects : une vingtaine de compétitions par an, des montées récentes pour les équipes dames et seniors. Mais tout repose sur des bénévoles, dans un contexte où l’engagement associatif s’essouffle partout.
D’où un appel appuyé aux sponsors locaux. Aux côtés d’UGOLF, partenaire historique, quelques entreprises de la région (vins, champagne, bien-être) participent déjà. L’AS espère élargir ce cercle pour financer ses événements et maintenir des tarifs attractifs.
🔹 Un modèle à réinventer ?
Le golf associatif français doit-il repenser son modèle face à l’évolution des pratiques ? La question reste ouverte. À Rochefort comme ailleurs, les présidents tentent de s’adapter. Mais avec une base bénévole vieillissante et des adhérents plus volatiles, l’équilibre devient précaire.
« Ensemble, soutenons un golf vivant, accessible et durable », lance Jacques Cinquin. Un slogan qui ressemble aussi à un appel au secours.
✍️ Propos recueillis par Sandrine Lefèvre pour GSO Parisien News – Influenceuse Média FR78044
Crédit photo : Sandrine Lefèvre – Réalisé avec le concours de l’IA 🔗
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